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Histoire

L'histoire du «Duc de Bourgogne» nous ramène au 27 avril de l'année 1648, lorsqu’un certain Popieul, reçut l'autorisation de construire une nouvelle maison sur la Place des Tanneurs, mitoyenne à la maison de la corporation des tanneurs. Depuis sa construction, cette demeure est affectée au débit de boissons sous l'enseigne « De Hollander ». Une peinture du 17ième siècle, d'un artiste inconnu, met en scène cette façade urbaine.

Vu l'évolution historique, il n'était plus opportun en 1830 de s'appeler « De Hollander ». Le nom de l'établissement fut donc changé en « La Vache ». Certes, dans la forme, le nom avait changé mais pas dans l'esprit des Brugeois les plus conservateurs et de la clientèle très élitiste.

Dans la seconde moitié du 19ième siècle , une colonie anglaise s'établit dans la ville dont, par exemple, le sculpteur Alfred Gilbert (créateur de la fontaine Eros, Piccadilly Circus à Londres) faisait partie. Sa deuxième femme était même brugeoise. Les Anglo-Brugeois appréciant tellement leur « afternoon tea » le long des canaux et l'influence Britannique étant si forte, « De Hollander-La Vache » fut rebaptisé « Carlton ».

Pendant la deuxième guerre mondiale, alors que le « Carlton » était la propriété d'une famille noble de la région, on mit en œuvre les plans de restauration du site. On revint aux façades à pignons à redans de l'époque. Avec la participation financière de la ville, les travaux furent entrepris après la guerre. En 1947 Maurice De Clerck entra dans les lieux, comme premier exploitant. Il amena le changement de nom du restaurant en « Duc de Bourgogne ».

En 1966, De Clerck arrêta les activités. C'est la famille Van de Vijver, originaire de Flandre Orientale, qui reprit le flambeau. Cette famille évoluait déjà dans le milieu avec d'autres hôtels-restaurants, comme le Parkhotel à Lokeren. Jozef Van de Vijver, le patriarche de la famille, y voyait un grand avenir et l'occasion de couronner sa carrière.

L'exploitation du « Duc de Bourgogne » fut confiée à Willy et Gaby Van de Vijver, son fils ainé et sa belle-fille. Les nouveaux patrons avaient de grandes ambitions: le hisser dans les plus hautes sphères culinaires . Pendant ces années, la gastronomie trouva au « Duc » la place d'honneur qui lui revenait. On y travaillait des mets plus fins et de nouveau produits, on créa des associations nouvelles. Le «Duc de Bourgogne » devint synonyme de gastronomie.

Vingt ans plus tard, tout comme Maurice De Clerck, Willy van de Vijver se retira en 1987 pour une vie plus tranquille. La succession fut hasardeuse mais le dernier souhait de Jozef Van de Vijver fut respecté: le « Duc » resta dans la famille . Après avoir exploité pendant près de 30 ans l'Hostellerie du Château de Laarne, ce sont Paul et Thérèse Grobet-Van de Vijver, qui sans hésiter, reprirent l'établissement. Mme. Grobet a été propriétaire jusqu’au décembre 2010.

Depuis Février 2016, l'hôtel-restaurant était dans les mains d'un nouveau couple. L'authenticité du "Duc" est maintenue, mais un vent frais qui souffle à travers la chose à restaurer l'ancienne gloire du bâtiment.